Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens de Becky Albertalli (Ed. Le livre de Poche Jeunesse)


Bonjour,
Nous continuons la semaine avec la chronique très en retard de Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens et attention c’est un Gros Gros coup de coeur.



Titre : Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens
Titre VO : Simon vs the Homo Sapiens Agenda
Auteur : Becky Albertalli
Maison d’édition : Le livre de Poche Jeunesse
Traduction : Mathilde Tamae-Bouhon
Parution VF : 12 avril 2017
Nombre de pages : 315 pages
Prix : 6.90 € (poche)
Résumé : Simon Spier, 16 ans, est gay. Personne n’est au courant. Les seuls moments où il est vraiment lui-même, c’est bien à l’abri derrière l’écran de son ordinateur. C’est sur un chat qu’il a « rencontré » Blue. Il ne sait pas grand-chose de lui.
Simplement : 1/ Ils fréquentent le même lycée.
2/ Blue est irrésistible.
3/ Il l’apprécie énormément. (Pour être tout à fait honnête, Simon commence même à être un peu accro).
Simon commet alors une erreur monumentale : il oublie de fermer sa session sur l’ordi du lycée.
Résultat ? Martin, un de ses camarades de classe, sait désormais que Simon est gay. Soit Simon lui arrange un coup avec sa meilleure amie, soit Martin révèle son secret à la terre entière. Problème réglé ? Pas si sûr…

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mon-avis

« Un roman feel-good addictif »

➽ Note : 19 / 20

Simon Spier a un secret. Non attendez! Simon Spier avait un secret. Une correspondance secrète par mails avec un certain Blue. Mais une session mal fermée à offert une occasion à un de ses camarade de classe, Martin Addison, de prouver que la nature humaine peut être surprenante. Maintenant que Martin a découvert le secret gênant de Simon, il lui propose un deal un peu forcé. En échange de son silence, Martin veut que Simon l’aide à conquérir la belle Abby. Abby son amie. Oui, on appelle cela du chantage.
Simon va alors devoir supporter ce maître chanteur au cœur d’artichaut et tenter de protéger son correspondant Blue (et lui-même) d’une possible révélation publique de leurs échanges. Simon a peur que tout le monde découvre son faible pour les garçons et surtout son faible pour Blue qui lui aussi est gay. Mais qui est Blue?

Si vous recherchez un roman qui va vous donner le sourire, vous faire rire et fondre votre petit coeur alors ce Moi, Simon 16 ans Homo Sapiens est fait pour vous. J’ai eu le malheur de commencer à lire quelques pages et je n’ai pas réussi à le lâcher. Dire que j’ai été happée par le récit est un euphémisme : ce roman est génial ! Je suis ressortie de ma lecture avec le sourire aux lèvres – ce qui ne m’était pas arrivé depuis un moment-. J’ai aimé de A à Z.  

Plonger dans la vie de Simon, son humour si particulier, son aura solaire, son caractère déterminé et son cynisme légendaire fut une expérience absolument géniale. Simon est un feu follet, il est souvent là où on ne l’attend pas. Sous ses airs d’ado normal, ses hoodies et ses écouteurs, se cache un jeune homme brillant, solaire, comique et diablement attachant. Parfois exubérant, parfois réservé, Simon est un ado qui est loin des clichés habituels du genre. Il n’appartient à aucune catégorie : il n’est pas totalement populaire, ni totalement non-populaire. Il est juste Simon. Un acteur de « génie », un joyeux luron gai -double interprétation- et cynique, un jeune homme parfois solitaire mais qui possède des amis en or. Simon est personnage que je n’ai eu aucun mal à imaginer dans la réalité. Bref, je suis tombée amoureuse ce personnage.

Dans ce roman, j’ai eu l’agréable surprise de ne pas tomber sur la panoplie des stéréotypes habituels dans les romans pour adolescents (et avec des adolescents), se déroulant dans des lycées américains. Il y a certes les joueurs de football et les cheerleaders, des pestes et des geeks, mais il y a aussi des personnes plus banales qui brillent parmi tous ces personnages. La catégorisation des adolescents n’était poussée à l’extrême. Ce fut agréable de ne pas avoir retrouvé cette avalanche de stéréotypes, que ce soit dans les personnages, ou dans le déroulement de l’histoire. A tout moment, je me suis dit « Allons-nous tomber dans des situations convenues » et puis finalement non.  Ce roman est une bonne, très bonne surprise.

Tu ne trouves pas que tout le monde devrait en passer par le coming-out ? Pourquoi l’hétérosexualité serait-elle la norme ? Chacun devrait déclarer son orientation, quelle qu’elle soit, et ça devrait être aussi gênant pour tout le monde, hétéros, gays, bisexuels ou autres. Je dis ça je dis rien.

La plus grosse surprise de ce roman est que j’ai aimé tous les autres personnages de ce roman (sans exceptions). Il faut bien avouer qu’ils sont nombreux autour de Simon ; entre ses amis, ses parents et ses camarades de classes et ceux rencontré au hasard. Je me suis beaucoup attachée à sa bande de copains : Nick, Leah, Abby. Tout les autres qui gravitent autour de lui. Ceux avec qui il traîne à la pause déjeuner. Ceux avec qui il joue au théâtre. Simon m’a complètement embarqué dans sa vie. Et puis il y a sa famille, drôle et exaspérante, qui reste toujours plus ou moins près de Simon pour le meilleur et pour le rire pire : ses deux sœurs, sa mère un peu trop protectrice et son père qui tente d’être cool. Becky Albertalli excelle pour nous entrainer dans la vie de Simon et son entourage.

Et dans la vie de Simon, il y a aussi : Blue, les romances qui apparaissent et disparaissent, les relations entre amis qui se font et défont -sans vraiment se défaire-, les petits drames du quotidien, la musique et l’addiction aux oréos.
Alors même que je ne suis pas une grande fan des triangles amoureux, je dois dire que ceux présents m’ont tenu en haleine. Je me suis demandé si Martin allait réussir à déclarer sa flamme à Abby. Si Leah allait assassiner Nick à cause de proximité avec Abby. Si Simon allait trouver Blue.
Non parce que très franchement je n’aurais pas deviné qui était Blue. J’avoue m’être trompé au départ. J’étais tout aussi perdu que Simon. C’est la raison pour laquelle la situation était assez drôle. Simon cherche en vain à voir des signes chez ses camarades pour connaître l’identité de Blue. Se trompe. Fantasme sur des garçons. Fantasme su Blue. Et il y a Blue, le fabuleux, le courageux Blue et pourtant si lâche car il a peur de rencontrer Simon. Leurs échanges sont 〈 wow 〉 absolument géniaux. Leur relation évolue tout au long du roman jusqu’à « la révélation ». Leur histoire est tendre, attachante, belle. Je suis tombée amoureuse de leur complicité derrière et devant leurs écrans. On ne peut qu’aimer ces deux-là. Mon petit coeur a fait Boom.

Je me demande ce que ça ferait, de le rencontrer enfin, après tout ce temps. Aurait-on seulement besoin de parler? Ou Est-ce qu’on se roulerait des pelles direct?

Finalement derrière ses aspects de roman léger, feel-good, Moi, Simon… cache de vraies réflexions sur des sujets divers comme l’amitié, l’amour, l’identité, la sexualité ou encore la famille. On y parle aussi de religions ou encore de racisme, mais toujours avec finesse -pas celle de Simon- et avec humour.  La relation entre Simon et Blue nous donne une vraie leçon de vie, sur le fait d’assumer qui l’on est, de s’ouvrir aux autres, de s’aider les uns et les autres pour devenir courageux. En terminant ce livre, je n’ai eu qu’une envie : le relire. Bravo!

~∴~

Les points positifs :
– Simon, un personnage en or
– La romance entre Simon et Blue
– Les personnages secondaires très attachants
– Le traitement des sujets par l’auteur
– Un roman totalement feel-good

Les points négatifs :
–  La fin.

BilanUn roman 100% coup de coeur.
Je ne peux que conseiller la lecture de ce roman.

Aspect général du livre (4/5) • Univers/thématiques (2.5/5) • Écriture (3/5) • Intrigue/Personnages (2.5/5)

citations1

Je suis tout à fait d’accord pour dire que c’est agaçant que l’hétérosexualité (et la blancheur de peau, tant qu’on y est) soit la norme, ou que les seules personnes obligées de s’interroger sur leur identité soient celles qui n’entrent pas dans ce moule.

Je ne sais pas s’il s’en rend compte, mais me passer son iPod, c’est comme m’ouvrir la fenêtre de son âme.

auteur

Becky AlbertalliBecky Albertalli est Psychologue clinicienne. Elle vit au Etats-Unis. « Simon vs. the Homo Sapiens Agenda » est son premier roman.

 

Babelio // Livraddict

Source des images :  Livraddict et Google (Gif&Image)

 

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6 commentaires sur “Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens de Becky Albertalli (Ed. Le livre de Poche Jeunesse)

  1. Ta chronique est juste parfaite! Je n’aurais pas dit mieux sincèrement. Tu parles de Simon exactement de la bonne façon. Ce personnage est mon petit chouchou et je lui voue un amour dingue ❤

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      1. Tellement, il est parfait ce petit Simon ♥ Ouiii j’ai vu le film et je l’adore ♥ Je trouve que c’est une bonne adaptation malgré ses différences avec le livre. Et toi ?

        Aimé par 1 personne

      2. Je l’ai vu 2 fois et j’ai eu un peu de mal avec l’interprétation de Simon par Nick Robinson. Je n’ai pas retrouvé le Simon que j’avais surkiffé dans le livre. Après le reste du casting était franchement impeccable. Et effectivement, malgré les différences avec le livre, la film possède pas mal d’atouts. Je crois que film a été très apprécié par la plupart des personnes qui l’ont vu et c’est une excellente nouvelle ;).

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