La cité du ciel, tome 01 d’Amy Ewing (Ed. Robert Laffont • R)

Nous sommes les Céruléennes, songea-t-elle plus résolue que jamais. Notre sang est magique.

Bonjour et bienvenue chers lecteurs et chères lectrices. Aujourd’hui nous allons quitter la terre et nous envoler dans les nuages -pas trop loin tout de même- avec le premier tome de la Cité du Ciel d’Amy Ewing.
Autant l’annoncer tout de suite : cette lecture ne pas fait décoller, j’ai décidée de couper court à ma lecture après plus de cent pages. Malgré le fait que je déteste abandonner un livre, j’ai abandonné celui-ci sans vraiment beaucoup de regrets. Retour sur cette lecture avortée.

Merci aux éditions Robert Laffont pour ce livre.
Et Merci à Net Galley France pour nous avoir proposé cet ouvrage.

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Série : La cité du ciel
Tome : 01 / 02?
Titre: La cité du ciel
Auteur : Amy Ewing
Maison d’édition : Robert Laffont
Collection : R
Parution VF :
14 Février 2019
Nombre de pages : 450 pages
Prix : 18€90 (broché)
Résumé : Sera ne s’est jamais sentie à sa place parmi son peuple, les Céruléennes. Curieuse de tout, elle questionne sans cesse ses trois mères, sa meilleures amie Leela et même la Grande Prêtresse.

Elle attend aussi avec impatience le jour ou le cordon qui relie la Cité du Ciel au monde d’en dessous sera rompu, permettant aux Céruléennes de partir en quête d’une nouvelle planète d’attache.

Mais lorsque Sera est choisie comme sacrifice pour rompre le cordon, elle ne sait quoi ressentir. Pour sauver sa Cité et ses concitoyennes, elle doit se précipiter du bord du prix de sa vie.

Sauf que tout ne se passe pas comme prévu et qu’elle survit à sa chute, atterrissant en un lieu appelé Kaolin. Sera a entendu des histoires sur les humain qui y habitent et elle ne tarde pas à se rendre compte que les mises en garde de ses mères étaient justifiées.

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mon-avis

« La tête dans le ciel… »

Note : 09 / 20

Avant de commencer, je dois avouer que je suis une grande fan des couvertures de la collection R et ce roman ne fait pas exception, la couverture correspond totalement à l’univers, elle est superbe et m’a tout de suite tapée dans l’oeil.
La lecture de ce roman était comme une évidence en lisant le résumé: l’univers de La cité du ciel m’a tout de suite intrigué. Pour ma part, j’ai entendue parler de ce roman car j’ai lu le premier tome de la série Le Joyau d’Amy Ewing, que je n’ai pas chroniqué sur le blog puisque je l’ai lu avant la création de celui-ci. Un jour je réparerais en lisant toute la série. Mais revenons à La Cité du ciel.

Bon… si vous suivez mon profil Livraddict, vous aurez vu mes commentaires sur ce livre, je vais donc reprendre ce que j’ai écrit à chaud après avoir abandonnée ma lecture. Abandon que j’ai vu se profiler au moment de la coupure : le « sacrifice » du personnage principal Sera et la découvertes de nouveaux personnages (Agnès et Léo).

Ma lecture de La cité du ciel a été plus que laborieuse, je n’ai malheureusement accroché ni aux personnages, ni à l’univers, ni à l’écriture hyper descriptive d’Amy Ewing. Ce roman offre pourtant de belles promesses : un univers original, des thématiques fortes… Et c’est à peu près tout. En fait, je dois dire que le plus grand intérêt de ce roman, qui devrait être une trilogie ou une duologie(?), réside dans cet univers céruléen. Enfin, céruléenne. Car la cité du ciel est composée exclusivement de femmes. Des femmes qui composent des trio et donnent naissance à d’autres céruléenne. Un univers exclusivement féminin qui s’annonçait très bien. Au delà de cette particularité des êtres qui vivent dans cette Cité, c’est la Cité elle-même qui m’a plu. Une Cité plate volante, capable de se déplacer de mondes en mondes, pour se fournir en ressources sur d’autres planètes. Les décors de la Cité sont d’ailleurs composés comme un patchwork de faune et flore de diverses planètes. Et ses habitantes sont un peu à l’image de cet univers original : elles ont la peau, les yeux et les cheveux bleus. Cet univers particulier est très original -même si il m’a fait penser au film Avatar de James Cameron par divers aspects-.

Et, tristement, nous quittons l’univers des Céruléennes pour nous retrouvez sur la planète au dessous. Une planète avec plusieurs îles/cultures. Et bien, je n’ai pas du tout accroché à cet univers particulier, car je n’ai pas réussi à visualiser toutes les descriptions de l’auteure, surtout dans la partie où nous changeons d’univers pour Kaolin. Après avoir ingurgité un univers particulier, on nous redonne plusieurs décors différents, plusieurs nouveaux personnages et des nouvelles cultures à ré-ingurgiter, j’ai trouvé ce procédé indigeste. Mon imagination débordante a eu une panne sèche.

A côté de cet univers, l’histoire est trop longue à se mettre en place. Les évènements trainent en longueur et la narration est molle, il ne se passe rien, mise à part des réflexions des personnages. Des personnages qui réfléchissent sur tout et n’importe quoi : c’est long. Pourtant, le fait de suivre quatre personnages devrait donner de l’intérêt au roman et à l’intrigue, normalement. Mais les personnages, dont Sera m’ont paru assez plats, manquant d’originalité et de caractère. Certaines réactions des personnages sont, en plus, assez peu convaincantes.

Sera est l’héroïne du roman : une céruléenne. J’ai l’impression que l’auteure a fait un bon choix, en évoquant le fait qu’elle vienne d’une planète avec des codes différents de la nôtre, une planète où les femmes vivent et se reproduisent entre femmes. Aussi, j’ai apprécié ce choix de présenter un peuple 100% homosexuelle. Mais évidemment, Sera n’est pas comme les autres et elle ne peut aimer les femmes. J’ai trouvé le choix concernant le personnage franchement décevant ; nous présenter un personnage différent, hétérosexuel, dans un univers où l’homosexualité est la norme, j’ai eu la sensation que le monde tournait à l’envers, d’avoir été usurpée. Même si je comprends le parti pris de l’auteure à travers cette inversion, je trouve que nous sommes passé à côté d’un potentiel concernant la société Céruléenne, avec des femmes indépendantes, fortes et surtout polyamoureuses.

Concernant les autres personnages : ils ne m’ont pas marqué. Peut-être un peu Agnès, par son côté indépendante, féministe. Mais sinon, j’ai trouvé les personnages assez clichés (comme Léo le fils à papa qui se complait dans sa richesse et qui ne sert à rien mise à part se prendre pour un être supérieur). Les céruléennes sont elles désignées la plupart du temps par des couleurs (le trio maternelle) alors j’ai eu du mal à leur trouver une identité propre, les personnages ne ressemblent trop à mon sens (on ne sait plus trop qui est qui).

Pour terminer, je dois dire que me suis profondément ennuyé durant cette lecture, que j’ai abandonnée à 1/3 du roman. Après plus de 100 pages à ramer avec une narration hyper descriptive et des dialogues internes interminables j’ai décidé de couper court. Le roman tourne trop en rond au début, Amy Ewing fait traîner les évènements en longueur en rajoutant des dialogues internes, des réflexions des personnages pour la plupart du temps sans intérêt. On remarque aussi pas mal de répétitions comme cette phrase « Nous sommes les Céruléennes, notre sang est magique » qui revient toutes les dix pages ou certaines descriptions (le cordon par exemple). En plus, ce qui sonne la glas sur ma lecture est que je n’ai pas du tout accroché avec les personnages, alors leur destin et leurs réflexion m’importaient peu. Je vais donc m’arrêter là.

~∇~

Les points positifs :
– Les céruléennes
– L’univers de La Cité

Les points négatifs :
– Des personnages plats
– Une narration longue et répétitive
– Des choix contestables concernant les personnages

BilanJe n’ai malheureusement accroché ni aux personnages, ni à l’univers. Un univers plutôt original (même si il m’a fait penser au film avatar). L’histoire est trop longue à se mettre en place. Pourtant, le fait de suivre 4 personnages donne de l’intérêt au roman et à l’intrigue. Cependant les personnages, dont Sera m’ont paru assez plats, manquant d’originalité et de caractère. Certaines réactions des personnages sont, en plus, assez peu convaincantes. Je me suis profondément ennuyé durant cette lecture, abandonnée sans regret.

📕 Aspect général du livre (3/5)
📖 Univers/thématiques (2/5)
✍️ Écriture
(2/5)
👥 Intrigue/Personnages (2/5)

auteur

Amy Ewing a obtenu sa licence d’écriture créative pour la jeunesse et sa maîtrise à l’Université de New York.

Elle contribue régulièrement aux chroniques du blog TeenWritersBloc.com.

Elle vit à Harlem.

 

3 commentaires sur « La cité du ciel, tome 01 d’Amy Ewing (Ed. Robert Laffont • R) »

  1. Je suis en train de m’accrocher à cette lecture uniquement parce que ça fait déjà 2 livres que j’abandonne et que si j’en abandonne un troisième à la suite, je me dis que je suis finie ^^

    Mais vraiment je n’aime pas du tout, les personnages ne sont pas attachants, c’est lent, l’univers n’est même pas si intéressant que ça selon moi et y’a pas vraiment de crédibilité à l’histoire (en plus le fait de toujours changer de personnage est fatiguant)

    BREF, hyper déçue car la trilogie du joyau avait été un coup de coeur pour moi…

    J'aime

    1. Bonsoir =),
      Ahh je dois dire que je comprends ta frustration, après 2 lectures abandonnées (je suis assez curieuse sur ces 2 lectures abandonnées d’ailleurs ;p ) en abandonner une autre serait carrément déprimant.

      Je rejoins ton avis sur ce livre, je pense que j’aurais pu encore argumenter sur cet univers un peu brouillon également. Mais la chronique était déjà très longue /rires/. Très déçue de la part de cette auteure également, j’avais beaucoup aimé le tome 01 du Joyau. Je trouve que là : ça ne le fait pas du tout.

      Je vais te livrer mes questionnements internes au moment où je me suis dis « je sens que ça ne va pas le faire » (peut-être que ça pourras t’aider à continuer ou non cette lecture) :
      – As-tu une obligation particulière de terminer cette lecture? (Mise à part envers toi même? Personnellement il s’agissait d’une lecture en partenariat et cette « obligation » ne m’a pas retenue).
      – Regretteras-tu de ne pas terminer cette lecture? (Je pensais que je n’allais pas regretter cette lecture – même si je n’aime pas abandonner un livre-. Et je ne regrette pas, au contraire.)
      – Es-tu prête à perdre ton temps à lire un livre que tu n’aimes pas plutôt que de démarrer une nouvelle lecture que tu es susceptible d’aimer ? (J’ai décidé de tenter l’aventure avec d’autres lectures plutôt que de perdre mon temps avec celle-ci).

      Voilà, je te souhaites bon courage si tu décides de continuer ta lecture. Et sinon, j’espère que tu ne regretteras pas trop.

      Bonne soirée à toi (et MERCI pour ton commentaire et retour sur ce livre).

      Aimé par 1 personne

      1. Si je te dis que j’ai finalement abandonné ma lecture quelques heures seulement après avoir posté ce commentaire… tu vas rire ? Parce que moi j’ai beaucoup rigolé (enfin jaune, parce que du coup c’est le troisième, les 2 premiers étant Shades of Shadows * oui je sais, tout le monde aime, mais apparemment pas moi haha* & Bad Roméo * lui c’était juste horrible j’ai stoppé à la page 70 *

        Bref, du coup je me suis bien posée les question que tu as mises plus haut et je me suis dit : oh et puis merde, c’est tout naze, c’est tout naze, pas besoin de rester dessus !

        J’ai d’ailleurs pioché Rozenn et j’adore donc me voilà soulagée, j’ai bien de m’arrêter là ^^

        J'aime

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